Mercredi 22 mai 2013
Chercher sur le site :

Vous êtes ici :
Épisodes > Mars 2008 > Desperate Housewives > La saison 4


Voir aussi

Desperate Housewives :

La Cité des femmes (rubrique Dossiers)

Un succès avant l'heure (rubrique Dossiers)

La saison 1 (rubrique Épisodes)

La saison 2 (rubrique Épisodes)

La saison 3 (rubrique Épisodes)



1 2 >

1 2 >

Desperate Housewives

La saison 4 (2007-2008) — 1re partie

77 

4.8Distant Past

ABC, 25 nov. 07

Sc : Joe Keenan. R : Jay Torres • Avec Shawn Pyfrom : Andrew Van De Kamp. Lyndsy Fonseca : Dylan Mayfair. Joy Lauren : Danielle Van De Kamp. Brent Kinsman : Preston Scavo. Shane Kinsman : Porter Scavo. Zane Huett : Parker Scavo. Rachel Fox : Kayla Scavo. Nathan Fillion : Adam Mayfair. Melora Walters : Sylvia Greene. Patrick St. Esprit : Détective Berry. Armie Hammer : Barrett. Richard Chamberlain : Glen Wingfield. Polly Bergen : Stella Wingfield. John Slattery : Victor Lang. Soledad St. Hilaire : Helena. Billy Mayo : Détective Lyons. John O’Brien : Dr Wheeler. Sam Stefanski : Derek. Coley Sohn : Infirmière.

Conscients d’avoir commis un acte inhumain en se débarrassant de Victor en pleine mer, Carlos et Gabrielle n’ont toutefois pas la même réaction vis-à-vis de cet homocide (certes involontaire) : si le premier culpabilise au point de vouloir se rendre à la police, Glen WingfieldGlen Wingfield (Richard Chamberlain). la seconde refuse catégoriquement d’en entendre parler ! Une enquête est pourtant rapidement ouverte... Inquiète des mauvaises relations de sa fille, Susan l’oriente vers un charmant étudiant en médecine qui se présente à sa porte afin de parler à Mike (dont il est en réalité le fournisseur de drogue). L’appétit sexuel d’Orson est réfréné par la présence incongrue du petit Benjamin Hodge dans le lit conjugual. Adam reçoit la visite inappropriée d’une ex-patiente de Chicago, Sylvia Greene, tandis que Lynette se lance à la recherche de sa mère disparue sans dire un mot...

remarque- Cet épisode bénéficie de l’apparition exceptionnelle de Richard Chamberlain, plutôt rare ces derniers temps à la télévision (sans parler du cinéma qu’il a complètement délaissé). Homme de séries (d’abord sur petit écran avec Dr Kildare, puis au cinéma avec Les Trois Mousquetaires et les Allan Quatermain), ce solide acteur accède à la reconnaissance en 1968 avec Petulia, avant de triompher six ans plus tard dans La Tour infernale, un film catastrophe couronné de trois Oscars. Les années 70 et 80 seront celles de la télévision avec des rôles remarqués dans des adaptations fastueuses (Le Comte de Monte-Cristo, L’Homme au masque de fer) ou cérébrales (Shogun, Les Oiseaux se cachent pour mourir). Proche de la retraite, il révèle en 2003 (dans des mémoires intitulées Shattered Love, soit « L’Amour en mille morceaux ») son homosexualité après des années de secret destinées à préserver sa carrière : une réalité dans laquelle piochent bien évidemment les scénaristes de Desperate Housewives au cours du présent épisode !

remarque- Si son rôle de Sylvia Greene (une ancienne patiente d’Adam Mayfair) ne lui rend pas tout à fait justice, Melora Walters s’est pourtant distinguée dans des longs métrages aussi marquants que Le Cercle des poètes disparus, Retour à Cold Mountain ou L’effet papillon. Cette fidèle collaboratrice de Paul Thomas Anderson (Hard Eight, Boogie Nights, Magnolia) ne boude pas pour autant la télévision puisqu’on a pu la suivre dans L.A. Docs et Agence Matrix, avant qu’elle ne décroche le rôle de Wanda Henrickson dans la série de HBO, Big Love.

remarque- Au début de l’épisode, Susan s’inquiète de voir sa fille sortir avec un garçon qui s’apprête à l’embrasser alors qu’il a un piercing à la langue. « Aren’t you the one who told me not to judge a book by its cover ? » (« Ce n’est pas toi qui m’avais conseillé de ne pas se fier aux apparences ? »), lui demande alors Julie. Une interrogation qui renvoie directement au titre du précédent épisode : « You Can’t Judge a Book by Its Cover ».

remarque- Cette scène donne naissance à de savoureux échanges entre Julie et sa mère inquiète, qui la met d’emblée en garde : « Tu sais qu’il a la langue percée ? Et tu sais où il a un autre piercing ? Si c’est le cas, tu es punie ! ». Quand la jeune fille tente de la rassurer en lui rappelant que son copain n’a pas l’intention de lui passer la bague au doigt, Susan poursuit dans la même veine osée : « Fais-moi confiance, ce n’est pas à ton doigt qu’il la mettrait ! ».

remarque- Le registre sexuel continue d’alimenter le penchant comique de Desperate Housewives, comme en témoigne cette nouvelle escarmouche d’Orson à l’égard de son épouse, se sentant nauséeuse après la naissance de son enfant (qu’elle n’a en réalité pas elle-même mis au monde, puisqu’il s’agit de son petit-fils !) : « Chérie, j’ai besoin de dormir ou de faire des galipettes, ce soir. Dans les deux cas, j’ai de meilleurs chances si je suis seul ». Plus tard, quand Orson lui rappelle que son message évoquait une cavité à remplir (a priori un simple problème dentaire...), Bree précise sa pensée : « J’étais d’humeur très cochonne quand j’ai dit ça ! ».

remarque- L’assagissement d’Andrew se confirme lorsque celui-ci déclare à sa mère : « C’est pour ça que je suis en colère ! Parce que je me suis posé, et que tu ne l’as même pas remarqué. J’ai un travail, une voiture, ma propre assurance. J’ai complètement changé, en bien ». Et quand Bree lui assure ne pas vouloir le quitter en mauvais termes, comme deux ans plus tôt, Andrew précise : « Tu veux dire, quand tu m’as laissé sur le bas-côté ? ». Il veut bien entendu faire allusion au choc d’Allumer les feux (ép. 44 [2.21]), au cours duquel sa propre mère l’abandonnait sur le bas-côté, sans toit ni le moindre sou en poche.

 

© 2013 Culture Séries - Tous droits réservés